svernoux wrote:
damiro wrote:
Je crois qu'au delà des théories traductologiques, il est capital de connaître sur le bout des doigts la grammaires de la langue source et surtout de la langue cible afin de restituer le sens de la manière la plus adéquate.
Merci de le rappeler Damiro !

Honeybunny, d'abord bienvenue sur le forum. Ensuite, bon, je pense que c'est à chacun de faire son choix sur ce qu'il veut lire ou non, mais dire que ne pas lire la théorie de la traduction est manquer de professionnalisme et nuit à la profession n'est pas moins obscurantiste. A l'heure actuelle, ce que je constate qui nuit à la profession, ce sont les traducteurs qui ne savent pas traduire et ce, non pas parce qu'ils n'ont pas lu je ne sais quelle théorie du chassé croisé, mais simplement parce qu'ils ne comprennent rien à ce qu'ils traduisent et sont incapable de produire un texte dans un français correct (sans même parler d'un français beau). C'est pourquoi je remercie damiro pour sa remarque. Ce qui ferait du bien à la profession, ce serait déjà d'y voir plus de gens avec des connaissances linguistiques plus élevées et également plus d'expertise des domaines qu'ils traduisent. Après, si en plus ça leur plaît de lire des livres de théorie le week-end, tant mieux pour eux, je pense que ça ne peut pas leur nuire, mais il faut bien comprendre qu'un bouquin de théorie ne pourra pas sauver un mauvais traducteur. La théorie, tous les traducteurs diplômés en ont bouffé à l'université : cela fait-il d'eux de bon traducteurs pour autant ? En revanche, des gens sans aucune connaissance théorique traduisent remarquablement.
De plus, je fais le même constat que kokoyaya : les théories (en tout cas celles que j'ai lues - tu me diras sans doute que je n'en ai pas lu assez ou pas les bonnes) ne m'ont jamais rien appris qu'on ne puisse comprendre par sa propre jugeotte. Il s'agit juste de mettre des mots très compliqués sur des phénomènes tout à fait simples et naturels. Et je pense que la personne pour qui ces processus ne sont pas naturels peut certes essayer de s'améliorer en s'efforçant d'appliquer ce qu'elle aura lu dans ce bouquin, mais si justement elle doit se forcer, l'effet sera complètement perverti puisque ces théorie ne disent qu'une seule chose en fin de compte : une bonne traduction doit être naturelle en langue cible. Or, je ne vois pas trop comment se forcer à appliquer des recettes si elles ne s'inscrivent pas naturellement dans votre style peut mener à un résultat naturel. Une personne qui procéderait ainsi aurait à mon avis beaucoup de mal à faire de la traduction son métier, ne serait-ce que pour des raison pratiques de rapidité notamment.
Alors, bien sûr que ça ne signifie pas qu'il faille absolument jeter à la poubelle toute théorie, mais simplement, je crois que l'apport concret de ce genre de lecture (en termes de rapport temps passé/résultat) est extrêmement mince. Après, si quelqu'un y prend du plaisir à titre personnel là où d'autres préfèrent le macramé, tant mieux. Moi, j'apprends plus de choses utiles pour mon métier et pour ma vie personnelle sur le présent forum par exemple que dans un bouquin de théorie de la traduction. Chacun ses hobbies.

---------------
Re-bonjour,
Ce sera sans doute ma dernière "contribution", car on navigue un peu au ras des pâquerettes, si tu entends par théorie traductologique des bouquins qui te parlent du chassé-croisé ou d'autres procédés de traductions codifiés dans ce style, c'est sûr, one ne peut pas se comprendre (il s'agit d'ailleurs plus de traités de stylistique que de traductologie, mais bon, passons). Le champ est évidemment autrement plus vaste et les questions posées plus profondes. Ensuite, je n'ai jamais dit qu'on n'était pas libre de lire ou non, mais prétendre que la théorie est inutile ou n'apporte rien (ce qui a été dit dans divers posts de ce forum), je le répète, je trouve ça ignorant et obscurantiste. Voilà.
Je crois que cette discussion n'en a jamais été une, parce que les arguments que j'ai lus ici ne font pas preuve d'une grande réflexion et sont un peu à l'emporte-pièce sans compter qu'ils se répètent et ne sont pas forcément pertinents: opposition bon traducteur-mauvais, bilinguisme, connaissances de la grammaire, langue d'arrivée/de départ, etc., là n'était pas vraiment le propos.
En conclusion, et pour en revenir aux apports théoriques potentiels des ouvrages de traductologie, peut-être que, comme certains l'ont dit ici, peut-être que vous n'en avez pas lu assez, ou pas les bons, je ne sais pas, enfin, bref, laissons-là reposer en paix cette question.
Bonne chance pour la suite. Longue vie à votre forum et vos échanges.
Bye,
Honeybunny