
Le principal mot serait ’ānāvai [ ’aanaavaïï] (avec "aïï" comme dans "Hawaii") ou [ ’aanaavail] (avec "ail" comme dans ... "ail") selon les régions. (" ’ " est une glottale. Vous pouvez l'entendre ici). ’ānāvai désigne une rivière (dans le sens où nous, les Occidentaux, comprenons ce mot) ou un ruisseau.
Il y a aussi tahora [tahora] : étendue d'eau (peut être une rivière ou un lac). Dans le sens de "rivière", est synonyme de ’ānāvai.
Les autres ci-dessous sont moins généraux.
’afā ( [’afaaa] : une ’afā est une toute petite "rivière" (du moins les polynésiens l'appellent ainsi) de ruissellement causée par les pluies dans des dunes de sable qui barrent son embouchure.
’amaha [’amaha] : ce mot signifie surtout "fendu", "fente", "se scinder", "être en désaccord" ; mais il peut aussi signifier une rivière qui se fraie un passage dans le roc (elle fend le roc).
hōpuna ( [hôôôpouna] avec ô comme dans "hôtel" et prolongé) : se dit d'un passage d'une rivière qui est plus profonde devant un obstacle. Ceci se conçoit mal dans un "plat pays" comme la Belgique (du moins selon Brel) mais facilement si on considère le relief volcanique rocheux très accentué de ces îles. Un peu comme un lac plus profond dans un fjord.
muriāvai ( [mouriaaavaïï] ou [mouriavail] : une rivière qui s'élargit ou s'approfondit arrivant à son embouchure. (Souvent, si elle se jette dans le lagon elle s'élargit ; si elle se jette à la mer elle s'approfondit.)
pape [papé] : pape veut dire "eau douce". Mais, suivi d'un nom, il signifie "l'eau douce qui coule là". Par exemple Te pape Fautau’a : la rivière Fautau’a. Cependant, ça peut aussi bien être un lac : Te pape Vaihiria est le lac Vaihiria.
pape pu’e [papé pou’é] : une rivière en crue
pahu [pahou] : rivière bloquée (par un barrage naturel ou artificiel, ou un obstacle important.) "Te pape pahu e" : "la rivière est barrée".
vehera’a pape [véhéra’a papé] : endroit où une rivière se scinde en deux. ("vehe" signifie "séparer" comme dans "séparer des cheveux par une raie".)
Nana (bye bye)
