Ohhh là là… je vais laisser vagabonder mes souvenirs… dans le désordre…
Je suis né en Octobre 1951
La première chose qui me vient à l’esprit… la chienne Laika et le Spoutnik, on le regardait passer dans le ciel tous les soirs vers 21 heures (là j’étais en vacances chez mes grand’parents dans les vosges) par la suite les premiers pas sur la Lune
Puis, nos virées sur les étangs gelés en hiver, il faisait très très froid dans ce temps là, la couche de glace avait au moins 50 cm d’épaisseur, on allait dessus en vélo, ou en patins, pas ceux d’aujourd’hui, les notres on les fixait sur les chaussures…
Aussi, la neige, les bus ne pouvaient parfois pas circuler tant il y en avait, ou quand on nous poussait pour rentrer (comme au Japon), les portes avaient du mal à se fermer, on faisait passer notre ticket de mains en mains jusqu'à la cabine du contrôleur, et il revenait par le même chemin (vrai !

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la chaufferie de mon collège qui avait sauté, trop bien, vacances
les virées sur l’Ill gelée à Strasbourg, je n’ai plus revu ça depuis…
Et aussi le terrible orage de grêle de 1958, ça ca m’a marqué, je me souviens de grelons plus gros que des oeufs de poule qui rentraient par le soupirail du garage, rebondissaient sur le toit de la "Traction" et rapartaient par la vitre de la porte du garage, l’inondation dans les chambres, on n’avait plus de toit… (vrai, j’exagère rien)
Puis la guerre d’Algérie, les messages que les parents écoutaient sur le petit transistor ondes courtes… les premiers tags « FLN » sur les murs
La viande bouillie que l’on stockait dans les joues pour la recracher ensuite dans le jardin, mais aussi les grandes coupes de crème « Mont Blanc »
Les sorties avec mon copain aux étangs, les trésors, la barque qui a basculé et nous tout mouillés à faire sêcher nos habits au feu de la décharge municipale… rentré, maman qui ne dit rien et au lit !
Les pétards de nouvel an (mais ça, c’est pas nouveau)
Mes premières fusées artisanales (chlorate, sucre etc…)
Ahhh, j’oubliais, les plumes Sergent Major et les encriers que l’on avait le droit (fièrement) de remplir...
Moins drôle, l’instituteur qui vous prenait pas les petites pattes aux tempes (aïe aïe aïe)
L’imitation de la signature de mon père, sur une punition (il ne m'a même pas grondé, jamais compris...)
La Marseillaise à chanter en fin d’année
Les pantalons courts trop rêches, ça rappait alors à défaut de « rap »
Enfin, les copines, oui… l’école de danse pour trouver des copines
Les bals du samedi soir
Et, comme le dit Anthos, le cinéma avec les films interdits au moins de 18 ans, les revues un peu osées (pas encore porno) que l’on achetait en cachette, en les camouflant avec d’autres (le buraliste nous regardait avec un petit sourire)
Sinon, Zorro en noir et blanc, Aigle Noir et bien plus tard, comme Chatoune, Goldotak, Albator, Ulysse 31 etc…
Enfin, pour finir, les premiers 45T (les 33 étaient trop cher pour mon petit argent de poche), mon premier magnétophone
par la suite, plus triste, l’assassinat de J.F. KENNEDY, du Pasteur Martin Luther KING
le reste, tous l'on déjà dit... on pourrait en faire un roman
un petit édit: juste pour dire, le souvenir d'une génération... mes parents qui me
parlaient de leurs souvenirs de la guerre de 39-45, ça ne se lit pas, ça se raconte... bientôt il n'y aura plus personne pour en parler (14-18, c'est presque oublié dans la mémoire parlée) je peux encore vous en conter...