ann wrote:En effet Sub je ne crois pas qu'on puisse dire qu'en "québécois" respect=respa. Il s'agit simplement d'une variante de prononciation typiquement québécoise qui correspond à une ouverture du /E/ en position finale, mais les Québécois écriront ce mot respect et le prononceront simplement un peu différemment des Parisiens.
on trouve la description de ce phénomène phonétique à l'adresse:
http://www.ciral.ulaval.ca:8000/phono/debutph.htm
le mot reste cependant le meme pour les habitants du Québec et ceux de France. Il est prononcé d'une manière différente mais il s'agit ici simplement d'une question d'accent, de meme que le roulement du r par exemple. On ne dira pas qu'il y a un mot bourguignon qui s'écrirait par exemple rrespect pour rendre compte du fait que les Bourguignons "roulent" les "r"...
C'est surtout vrai parce que
1) il y a une académie qui a fixé l'ortographe
2) la même langue écrite est enseignée partout et l'ecriture influence en retour la prononciation.
En gallo (dialecte de haute bretagne) la prononciation de certain mots s'est rapprochée du français au cours du 20° siècle au fur et à mesure que les gens apprenaient à lire. Si bien qu'effectivement, on est passé d'un dialecte à un français régional.
Par contre, dans les langues nouvellement écrites ou là où il n'y a pas d'autorité pour fixer une norme, on a tendance à vouloir écrire comme on prononce. Cf les interventions de nos amis sarde ou bretons sur ce forum. Il est interéssant d'avoir de formes orales différentes, car parfois elles permettent des rapprochements avec des langues voisines, mais les intervenants devraient, par un symbolique qui reste à définir, qu'il s'agit d'une forme orale, et la rapprocher de la forme écrite, quand elle existe.
Pour en revenir au québécois, au jwalle ou à l'accadien, j'aurais parfois aimé avoir des sous titres dans certaines conversations ...