Andrzej wrote:Sage ou pas, on lui garde le nom de Died (avec la connotation péjorative, et maintenant on sait pourquoi) et non pas celui de Dieduszka (diminutif). Ou je me tompe? Les enfants l'appellent Dieduszka Moroz?

Non, Andrzej ! Died, ce nom n’est pas péjoratif. Et parfois les enfants l'appellent Dieduchka Moroz, surtout les plus petits (en effet c’est plus tendre (et diminutif, bien sûr), mais aussi que c’est en langue d’enfants).
C'est simplement une très vieille histoire.

Vers le début du règne de Pierre le Grand, en Europe il y avait 1699 (du Noël Christique), mais en Russie il y avait 7207 (de la Création du monde), et d'abord le Jour de l’an était fêté en mars, mais après le 1 septembre. Et Died Moroz n'était pas le personnage du Jour de l’an.
On le révérait aux fêtes comme un Grand ancêtre des Slaves ou le genie aidant, le chef symbolique de la famille. Sa fonction principale était la protection des descendants des malheurs et leur éducation. Vers l'arrivée du Moroz le paix devait régner dans la maison, il fallait de se réconcilier avec tous les voisins.
D'abord on le régalait en manifestant ainsi le respect, mais puis au Died s'adressaient les plus cadets dans la famille en remerciant pour vieille année et en demandant de la chance et l'aisance à la nouvelle année.
On croyait que le Grand-père traitera mieux avec un arrière-petit-fils, parce que les papis gâtent toujours les petit-fils plus que les parents. Peut être, de cette croyance est apparue la coutume d’apprendre des enfants vers le Jour de l’an des petits poèmes et des chansonnettes pour le Died Moroz?
Aux temps anciens Joulupukki (finlandais) marchait aussi en chantant des koliadki et il offrait les enfants sages et punissait les vilains enfants (pour lesquels il portait des verges). Dans la conséquence l'aspect éducateur était perdu (comme en Italie et en Espagne et je crois dans les autres pays). C'est pourquoi Died n'est pas trop méchant. Tous les enfants reçoivent leurs cadeaux!

P.S. En Russie il y a aussi Saint Nicolas (Sviatoi Nikolaï Ougodnik). Il est aussi le protecteur (le patron) des enfants qui les défend des malheurs et les aide d'étudier etc., simplement, en général, il ne porte pas les cadeaux... (il n’y a pas de telle coutume)
J’ai entendu dire qu'en Pologne sur la table du Nouvel an il y a justement douze plats. (Et il n’y en a pas d'un de viande! ?) Dis-moi, stp, c’est vrai ?
