Nephilim wrote:svernoux a raison, impossible d'oublier quelqu'un d'aussi marquant, quelles que fussent ses actions, bonnes ou moins bonnes
Je pense que cela dépend beaucoup des personnes aussi, et si elles avaient l'habitude de s'intéresser au personnage ("personnage" pas dans le sens "clown" du terme).
On peut très bien admettre que quelqu'un ne se soit jamais intéressé à la vie et aux actions de Jean Paul II, bien qu'il sache qu'il existe et qui il est.
Il ne faut pas refuser de croire que, par la religion qu'il représentait peut-être, des personnes s'en soient totalement désintéressées et n'aient guère été émues de sa disparition.
(je ne dis pas qu'elles ont chanté et dansé !)
Personnellement, je ne condamnerais pas cela. Tout Grand Homme qu'il fut, ça n'est pas remis en cause.
athées ou croyants ; catholiques, musulmans ou bouddhistes ; américains, européens, asiatiques, latinos, africains, bref...pour quelques jours, on est tous un peu polonais quelque part...
Pour parler plus personnellement, je suis quelqu'un qu'on pourrait qualifier d'athée puisque non croyant d'idées ou pratiquant de principes représentés par une religion.
Je
connais Jean Paul II depuis que j'ai l'âge de m'en souvenir (c'est bien simple il est devenu Pâpe alors que je n'étais pas encore de ce Monde), j'ai été marqué par un bon nombre de ses actions, tout comme j'ai pu être un peu marqué par quelques points où nous étions en désacord (nous n'avons pas pu en débattre de vive voix malheureusement) ... tout comme toute personne de ma génération je pense.
Tout ce que je peux dire c'est que je respectais l'ensemble des actions qu'il a menées de son vivant et que sa disparition ne me laisse pas indifférent... bien que je compatisse plus à la tristesse des gens pour qui il comptait vraiment.
Carol Wojtyla est un nom qui ne quitera pas ma mémoire, ce qu'il a fait et ce qu'il était ne peut-être oublié. Rien dans ma vie ne va pourtant changer, à priori.
Je lui souhaite aussi de reposer en paix, sa mémoire ne mérite pas d'être salie. Elle mérite qu'on en parle aux cours d'histoire, à table, au coin du feu et qu'on s'en souvienne en tout sauf en mal.
La bougie n'est pas à ma fenêtre, elle brûle dans les différentes pensées que sa disparition à fait naître en moi, elle s'éteindra un jour d'elle-même peut-être sans doute pour une autre, infidèle amertume.
Les courses hippiques, lorsqu'elles s'y frottent.