Chansons politiques, populaires, engagées

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vallisoletano
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Chansons politiques, populaires, engagées

Post by vallisoletano » 07 Jul 2004 19:03

Je voudrais savoir (merci Sisyphe) si vous connaissez (je suppose que oui) des chansons politiques dans n'importe quel pays, anciennes ou récentes.
Avec traduction, et éventuellement circonstances.

Je commence avec le Portugal:

la + connue: Grândola, Vila Morena (José Afonso)

Grândola, vila morena / Grândola ville brune
Terra da fraternidade / Terre de la fraternité
O povo é quem mais ordena / C'est le peuple qui ordonne
Dentro de ti, ó cidade / En toi ô cité

Dentro de ti, ó cidade / En toi ô cité
O povo é quem mais ordena / C'est le peuple ordonne
Terra da fraternidade / Terre de la fraternité
Grândola, vila morena / Grândola, ville brune

Em cada esquina há um amigo / A chaque coin de rue il y a un ami
Em cada rosto igualdade / En chaque visage l'égalité
Grândola, vila morena / Grândola ville brune
Terra da fraternidade / Terre de la fraternité

Terra da fraternidade / Terre de la fraternité
Grândola, vila morena / Grândola ville brune
Em cada rosto igualdade / En chaque visage l'égalité
O povo é quem mais ordena / C'est le peuple qui ordonne

À sombra duma azinheira / A l'ombre d'un chêne
Que já não sabia a idade / Dont je ne connaissais pas l'âge
Jurei ter por companheira / J'ai juré d'avoir pour compagne
Grândola a tua vontade / Grândola, ta volonté

Grândola a tua vontade / Grândola, ta volonté
Jurei ter por companheira / J'ai juré d'avoir pour compagne
À sombra duma azinheira / A l'ombre d'un chêne
Que já não sabia a idade / Dont je ne connaissais pas l'âge

-----------------------------

La chanson, de José Afonso (LE chanteur révolutionnaire portugais), a été interdite sous la dictature, et a été diffusée à la radio le matin du 25 avril 1974, servant de signal pour les forces armées chargées de prendre le pouvoir et d'en finir avec la dictature.
La ville de Grândola est située en Alentejo, dans la partie Sud du pays, et fait référence ici à un mouvement de grève qui a été réprimé dans le sang.

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Enzo
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Re: Chansons politiques, populaires, engagées

Post by Enzo » 08 Jul 2004 11:36

Merci Miguel pour les paroles de cette belle chanson. Si tu souhaites avoir les paroles d'autres chansons révolutionnaires, je te conseille d'aller faire un tour sur ce site.
http://drapeaurouge.free.fr/commune.html


J'ajoute les paroles d'une chanson de Michel Fugain Le chiffon rouge

Paroles: Maurice Vidalin. Musique: Michel Fugain 1977
© 1977 Editions Le Minotaure

Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge
Une fleur couleur de sang
Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge
Lève-toi car il est temps

Allons droit devant vers la lumière
En levant le poing et en serrant les dents
Nous réveillerons la terre entière
Et demain, nos matins chanteront

Compagnon de colère, compagnon de combat
Toi que l'on faisait taire, toi qui ne comptais pas
Tu vas pouvoir enfin le porter
Le chiffon rouge de la liberté
Car le monde sera ce que tu le feras
Plein d'amour de justice et de joie

Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge
Une fleur couleur de sang
Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge
Lève-toi car il est temps

Tu crevais de faim dans ta misère
Tu vendais tes bras pour un morceau de pain
Mais ne crains plus rien, le jour se lève
Il fera bon vivre demain

Compagnon de colère, compagnon de combat
Toi que l'on faisait taire, toi qui ne comptais pas
Tu vas pouvoir enfin le porter
Le chiffon rouge de la liberté
Car le monde sera ce que tu le feras
Plein d'amour de justice et de joie
Yo tengo tantos hermanos
Que no los puedo contar
Y una hermana muy hermosa
Que se llama libertad
(Mercedes Sosa)

vallisoletano
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Post by vallisoletano » 08 Jul 2004 13:58

belle chanson et merci pr le lien ;)

en voici une autre portugaise, très connue
un poème de Manuel Alegre, repris en chanson par Adriano Correia de Oliveira (on peut écouter un extrait http://www.instituto-camoes.pt/cvc/poem ... 05/01.html => en bas à droite, y a un truc en forme de real player, vous appuyez sur play)

évidemment, la chanson était interdite sous la dictature ...


Pergunto ao vento que passa / Je demande au vent qui passe
notícias do meu país / des nouvelles de mon pays
e o vento cala a desgraça / et le vent tait la disgrâce
o vento nada me diz. / le vent ne me dit rien

[...]

Pergunto à gente que passa / je demande aux gens qui passent
por que vai de olhos no chão. / pourquoi elle marche les yeux vers le sol
Silêncio -- é tudo o que tem / silence -- c'est tout ce que possède
quem vive na servidão. / celui qui vit dans la servitude

[...]

Vi minha pátria na margem / j'ai vu ma patrie sur la rive
dos rios que vão pró mar / des fleuves qui vont vers la mer
como quem ama a viagem / comme quelqu'un qui aime le voyage
mas tem sempre de ficar. / mais doit toujours rester

[...]

E a noite cresce por dentro / et la nuit grandit à l'intérieur
dos homens do meu país. / des hommes de mon pays
Peço notícias ao vento / je demande des nouvelles au vent
e o vento nada me diz. / et le vent ne me dit rien

Mas há sempre uma candeia / mais il y a toujours une bougie
dentro da própria desgraça / dans la propre disgrâce
há sempre alguém que semeia / il y a toujours quelqu'un pour semer
canções no vento que passa. / des chansons au vent qui passe

Mesmo na noite mais triste / même dans la nuit la plus triste
em tempo de servidão / en temps de servitude
há sempre alguém que resiste / il y a toujours quelqu'un qui résiste
há sempre alguém que diz não. / il y a toujours quelqu'un qui dit non

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Post by Gilen » 08 Jul 2004 14:04

En Basque, il n'y a que ça ! ;)
Geroa ezta gurea...

vallisoletano
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Post by vallisoletano » 08 Jul 2004 14:12

Gilen wrote:En Basque, il n'y a que ça ! ;)
balance :D
un lien ou du texte

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Gilen
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Post by Gilen » 08 Jul 2004 18:19

Miguel wrote:
Gilen wrote:En Basque, il n'y a que ça ! ;)
balance :D
un lien ou du texte
Bon Ok, mais il y en a tellement ! En voici une très populaire que tout le monde connaît : Euskal Herrian Euskaraz.

Euskal Herrian Euskaraz / Au Pays Basque c’est en langue Basque
Nahi Dugu Hitz Eta Jolas / Que nous voulons parler et nous divertir,
Lan Eta Bizi Euskaraz Eta / Travailler et vivre en langue Basque,
Hortara Goaz, / Et nous nous y dirigeons !
Bada Garaia Noizbait Dezagun / Et voilà qu’il est l’heure
Guda Hori Gal Edo Irabaz. / De perdre ou de gagner cette bataille.
Zabal Bideak Eta Aireak / Ouvrez les chemins et les airs
Gure Hizkuntzak Har Dezan Arnas, / Pour que notre langue respire
Bada Garaia Noizbait Dezagun / Et voilà qu’il est l’heure
Guda Hori Gal Edo Irabaz. / De perdre ou de gagner cette bataille.

Euskal Herrian Euskaraz / Si au Pays Basque on ne peut
Hitz Egiterik Ez Bada / Parler en langue Basque
Bota Dezagun Demokrazia / Jetons la démocracie
Zerri Askara, / Au fond de la mangeoire
Geure Arima Hiltzen Uzteko / Nous ne sommes pas desespérés
Bezain Odolgalduak Ez Gara. / Au point de nous laisser arracher l’âme.
Hizkuntza Gabe Esaidazue / Dites-moi, comment sans langue Basque
Nola Irtengo Naizen Plazara, / Pourrais-je sortir sur la place ?
Geure Arima Hiltzen Uzteko / Nous ne sommes pas desespérés
Bezain Odolgalduak Ez Gara. / Au point de nous laisser arracher l’âme.

Euskal Herri Euskalduna / Un Pays Basque qui parle le Basque
Irabazteko Eguna / Ce jour viendra
Pazientzia Erre Aurretik / Avant que la patience
Behar Duguna, / Ne nous abandonne
Ez Al Dakizu Euskara Dela / Ne sais-tu pas
Euskaldun Egiten Gaituena ? / Ce qui fait de nous des Basques ?
Zer Euskal Herri Litzake Bere / Ce que serait le Pays Basque
Hizkuntza Ere Galtzen Duena / S’il perdait sa langue ?
Ez Al Dakizu Euskara Dela / Sais-tu que la langue Basque
Euskaldun Egiten Gaituena ? / Est justement ce qui fait de nous des Basque ?
Geroa ezta gurea...

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Sisyphe
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Post by Sisyphe » 10 Jul 2004 11:15

Ma mère est une grande collectionneuse de chansons politiques de
touts ordres (moi moins, mais quand même). Le lien d'Enzo est assez
complet (moi je connaissais aussi :
http://revoltes.free.fr/article.php?id_article=118 ), mais certains
chants étrangers mériteraient d'être traduits. Surtout les plus
célèbres comme Bella Ciao ! Bon bin je m'y colle (en fait j'ai qu'à
recopier un bouquin. Si les italophones veulent corriger qqchose...)


Questa mattina mi son svegliata
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
Questa mattina mi son svegliata
Eo ho trovato l'invasor

O partigiano porta mi via
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
O partigiano porta mi via
Che mi sento di morir

E se io muoio da partigiano
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
E se io muoio da partigiano
Tu mi devi seppellir

Mi seppellirai lassu in montagna
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
Mi seppellirai lassu in montagna
Sotto l'ombra di un bel fior

Cosi le genti che passeranno
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
Cosi le genti che passeranno
Mi diranno che bel fior

E questo é il fiore del partigiano
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
E questo é il fiore del partigiano
Morto per la libertà.

=

Un matin, je me suis levé
Ô ma belle au revoir etc.
Un matin je me suis levé
Et j'ai trouvé l'envahisseur

Partisan, emmène-moi
Ô ma belle etc.
Partisan emmène-moi
Car je me sens mourir

Et si je meurs, partisan
Ô ma belle etc.
Et je meurs, partisan
Tu devra m'enterrer.

M'enterrer sur la montage
Ô ma belle etc.
M'enterrer sur la montage
À l'ombre d'une belle fleur

Et les gens qui passeront
Ô ma belle etc.
Me diront : "oh, quelle belle fleur"

C'est la fleur du partisan
Ô ma belle etc.
C'est la fleur du partisan
Mort pour la liberté.

À l'origine "belle ciao" est une chanson enfantine, avec des paroles
très différentes (si qqun les connaît... Moi je les ai sur un
disque, mais comme je n'entends rien à l'italien). On ignore de qui
sont les paroles de la version politique, qui date du fascisme et
qui restent très populaire dans la gauche italienne (étant quand
même moins connonté que Bandiera Rossa et son "evviva Lenin").

*

Par ailleurs, le cite d'Enzo donne aussi la version traditionnelle
de "Paso del Ebro", mais je n'ai pas la traduction (je crois tout comprendre mais je préfère laisser la place aux hispanistes) :

El ejercito del Ebro
Rum balabum balabum bam bam
Una noche el rio paso
Ay Carmela, ay Carmela

Y las tropas invasoras
Rum balabum balabum bam bam
Buena paliza les dio
Ay Carmela, ay Carmela

El furor de los traidores
Rum balabum balabum bam bam
Lo descarga su aviacion
Ay Carmela, ay Carmela

Pero nada pueden bombas
Rum balabum balabum bam bam
Donde sobra corazon
Ay Carmela, ay Carmela

Contrataques muy rabiosos
Rum balabum balabum bam bam
Deberemos resistir
Ay Carmela, ay Carmela

Pero igual que combatimos
Rum balabum balabum bam bam
Prometemos resistir
Ay Carmela, ay Carmela


Cette version-ci date de l'invasion de l'Espagne par Napoléon. Elle a été reprise telle quelle en 36, mais il existe aussi une version plus propre à la guerre d'Espagne, de tendance anar, à partir du deuxième couplet :

¡Ni naciones, ni banderas!
Rumbala etc.
¡Ni trapitos de colores!
Ay Carmela etc.

¡Ningún lobo de la sierra,
Rumbala etc.
Se dice sierraantiente!
Ay Carmela etc.

¡A la mierda el patrimonio!
Rumbala etc.
¡Que nadie es dueño de nadie!
Ay Carmela etc.

=

Ni nation, ni drapeau !
Rumbala etc.
Ni petites chiffons de couleur.
Ay Carmela etc.

Qu'aucun loup sur la montagne
Rumbala etc.
Ne se dise propriétaire !
Ay Carmela etc.

Aux chiottes le mariage
Rumbala etc.
Que personne ne soit le maître de personne.
Ay Carmela etc.

Voilà. Vu la bibliothèque de ma môman je pourrais passer la journée a vous en recopier, dans des langues que je ne connais pas ; mais je préfère laisser ça à ceux qui les parlent.

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Post by Sisyphe » 10 Jul 2004 11:25

Le site d'Enzo ne donne aucune chanson grecque, pourtant il y en a des dizaines. Je viens de retrouver la plus célèbre, to gelasto paidi (chantée par M. Farandouri, je crois qu'on l'entend - du moins la mélodie - dans le film "Z" de Costa-Gavras) :

Ήταν πρωί τ' Αυγούστου
κοντά στη ροδαυγή
βγήκα να πάρω αγέρα
στην ανθισμένη γή

Βλέπω μια κόρη κλαίει
σπαραχτικά θρηνεί
σπάσε καρδιά μου εχάθει
το γελαστό παιδί

Είχεν αντρειά και θάρρος
κι αιώνια θα θρηνώ
το πηδηχτό του βήμα
το γέλιο το γλυκό

Ανάθεμα στη ώρα
κατάρα στη στιγμή
σκοτώσαν οι δικοί
μας το γελαστό παιδί

Ω, να 'ταν σκοτωμένο
στου αρχηγού το πλάϊ
και μόνο από βόλι
Εγγλέζου να 'χε πάει

Κι απ' απεργία πείνας
μεσα στη φυλακή
θα 'ταν τιμή μου που 'χασα
το γελαστό παιδί

Βασιλικιά μου αγάπη
μ' αγάπη θα σε κλαίω
για το ότι έκανες
αιώνια θα το λέω

Γιατί όλους τους εχθρούς μας
θα ξέκανες εσύ
δόξα τιμή στ' αξέχαστο
το γελαστό παιδί

Mais pour la traduction, j'ai quelques difficultés, si Caroline pouvait venir à mon secours ! Bon, rapidement, je comprends ceci :

C’était un matin d’août
Après l’aurore (rose ?)
je sortis pour …
à la terre fleurie

je vis une fille pleurer
et se lamenter (profondément ? « avec déchirement » (gr. ancien σπαράσσω ?)
Pars, mon cœur …
l’enfant souriant

il avait de la bravoure et du courage
et je pleurerai éternellement
(sa démarche bondissante ? litt. le bondissement de son pas ?
<et> son doux rire.

offrande à cette heure (-là ?)
malheur au moment (présent ?)
nos juges (?) ont tué
l’enfant souriant

ô, lorsque … mort
à côté de son maître (?)
et d’un seul coup (d’une seule balle, gr. ancien bolis ?)
il est allé ??

et que par la grève de la faim
au milieu de la prison
que j’aie la dignité qu’eut
l’enfant souriant.

mon amour (royal ?)
mon amour, je te pleurerai
Afin de dire éternellement
ce que tu fis.

Parce que tous nos ennemis
c’est toi qui en est venu à bout
le prix glorieux… ont oublié
l’enfant qui sourit.

:hello: Esprit de Caroline es-tu là ?

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Post by Car0line » 10 Jul 2004 12:13

Bon je ne reprends pas tout en détail juste là où Sisyphe a mis des points d'interrogation :

je suis sorti pour prendre l'air αγέρα doit etre une forme populaire ou locale de αέρα.

elle pleure l'enfant souriant perdu =θρηνεί που εχάθει

le bondissement de son pas/son pas léger

ανάθεμα = maudit soit le jour
οι δικοί μας effectivement cela aurait pu se rapporter à la loi mais pas du tout!! cela veut dire "les notres"

εγγλέζου = d'un anglais

θα ήταν τιμή μου= j'aurais été honoré
που ΄χασα = d'avoir perdu (que j'aie perdu)

μ΄αγάπη θα σε κλαίω = je te pleurerai avec amour


:hello:

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Post by Sisyphe » 10 Jul 2004 15:36

:jap: Ευχαρίστω ! Je voulais rajouter "qu'est-ce que je ferais sans toi Caroline", mais j'ai pas ma grammaire moderne avec moi, et si j'essaie d'improviser un "τί έκασα χώρις σε" je pense que ça va encore être ridicule.
οι δικοί μας effectivement cela aurait pu se rapporter à la loi mais pas du tout!! cela veut dire "les notres"
Encore le grec ancien qui me f...t dedans !

Bon, pour la clarté, je reprends la traduction, mais certains points me posent encore problème :(

C’était un matin d’août
Après l’aurore rose
je sortis pour prendre l’air
devant la terre fleurie.

je vis une fille pleurer
et se lamenter profondément
Brise-toi mon cœur, elle pleure
l’enfant qui souriait.

il avait de la bravoure et du courage
et je pleurerai éternellement
son pas léger
et son doux rire.

Offrande à cette heure (-là ?)
maudit soit le moment présents
les nôtres ont tué
l’enfant qui souriait ;

Il est mort
à côté de son maître
d’une seule balle
anglaise, il a été tué.

Et faisant la grève de la faim
dans ma prison
j’aurais été honoré de perdre <en moi> (?)
l’enfant qui souriait.

Ô mon royal amour
je te pleurerai avec amour
Afin de dire éternellement
ce que tu as fait.

Parce que tous nos ennemis
c’est toi qui en est venu à bout
. . .

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Post by Bernadette » 11 Jul 2004 14:42

Le chant des partisans de Vilno



en yiddish, le texte original, il est de Hirsch Glick

Zog nit keinmol


Zog nit keyn mol az du geyst dem letsten veg,
Khotsh himlen blayene farsthtelen bloye teg.

Kumen vet nokh undzer oysgebenkte sha'ah,
S'vet a poyk ton undzer trot mir zaynen do!

Fun grinem palmenland biz vaysen land fun shney,
Mir kumen on mit undzer payn, mit undzer vey.

Un vu gefalen s'iz a shpritz fun undzer blut,
Shprotzen vet dort undzer gevurah, undzer mut.

S'vet di morgenzum bagilden undz dem haynt,
Un der nekhten vet farshvinden miten faynd.

Nor oyb farzamen vet di zun in dem kayor,
Vi a parol zol geyn dos lid fun dor tsu dor.

Dos lid geshriben iz mit blut un nit mit blay,
S'iz nit keyn lidel fun a foygel oyf der fray,

Dos hot a folk tsvishen falendike vent,
Dos lid gezungen mit naganes in di hent!


en français, les paroles sont de Henry Bulawko

Ne dis pas que je suis ton dernier chemin
Et ne perds jamais confiance en ton destin
L'heure dont nous avons tant rêvé viendra
Nos pas résonneront bien fort : nous sommes là.

Des palmeraies jusqu’aux lointains pays glacés
Nous sommes là forts de nos peines amassées
Là où coule à flot tant de sang innocent
Notre courage s’affirmera plus ardent.

Car demain le soleil luira pour aujourd’hui
Avec le passé, notre ennemi s’enfuit
Et si tarde le soleil à l’horizon
Ce chant portera notre parole aux nations.

Ce chant écrit avec le sang des cœurs blessés
N’était pas l’hymne d’un oiseau en liberté
Mais c’est un peuple uni dans son dernier combat
Qui défiant l’ennemi, lança : Nous sommes là.

Donc ne dis pas que tu suis ton dernier chemin
Et ne perds jamais confiance en ton destin
L’heure dont nous avons tant rêvée viendra
Nos pas résonneront bien fort : nous sommes là.
'Quelle heure est-il, bien à peu près'

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Post by Olivier » 15 Jul 2004 14:37

Sisyphe wrote:À l'origine "belle ciao" est une chanson enfantine, avec des paroles
très différentes (si qqun les connaît... Moi je les ai sur un
disque, mais comme je n'entends rien à l'italien).
une chanson des ramasseuses de riz, il y a déjà eu un fil là-dessus
-- Olivier
Se nem kicsi, se nem nagy: Ni trop petit(e), ni trop grand(e):
Éppen hozzám való vagy! Tu es juste fait(e) pour moi!

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Post by Bernadette » 15 Jul 2004 19:54

Au Chiffon Rouge j'ajoute L'Etoile Rouge

L'ÉTOILE ROUGE
Paroles: Frank Giroud, musique: Juliette


Au bar de l'Étoile rouge,
Il y a bien longtemps,
Je servais des canons de rouge
Aux potes à Maman.
Ça s'enivrait à la gloire
Du kir et des communards,
Rêvant du Grand Soir.
Je me souviens de Vassiliev
Parti en Dix-Sept à Kiev
Donner vie au rêve.
Pauvre moujik qui, autrefois,
Ne possédait pas même tes mains.
Il ne te resta qu'un bras.
Au moins, c'était le tien.

Gais rossignols,
Cerises et carmagnoles,
Quels choeurs, quels luths
Rechanteront ces luttes,
Pour ressusciter les Rouges
Du bar de l'Étoile rouge?

C'est en Trente-Six que Pablo
S'en alla bâtir
L'avenir et des châteaux
Sur le Guadalquivir.
Il tomba sous la mitraille
En braillant à plein poitrail:
"Ay Carmela ay!"
Puis Anna chez Benito
A fait changer le tempo.
0 bella ciao ciao ciao.
L'hymne eut raison de l'idole.
Bottes en l'air et nez au sol
Mais toutes ces cabrioles
Rendirent Anna folle

Et mon index
Trempé dans le Jerez,
Sur le mur blanc,
Traça: "No Pasaran"
En hommage à tous les Rouges
Du bar de l'Étoile rouge.

Au bar de l'Étoile rouge,
Reste plus que moi,
Une vieille que les canons de rouge
Ne mettent plus en joie.
Il y a toujours sur le mur
Écrit le cri des purs et durs
Mais chacun s'en moque.
"No Pasaran, c'est du passé."
Me disent des clients pressés.
Faut changer d'époque
Mais même si ce goût de goulag,
Dans mon verre en cristal de Prague,
M'a tiré des pleurs,
L'avenir est-il si radieux
Que l'on oublie celles et ceux
Qui l'ont rêvé meilleur?

Anna, Pablo,
Vassiliev, de là-haut,
De tout là-haut,
Prévenez vos petits frères
Que le Bar,
Même tard,
Restera ouvert.

On peut en écouter quelques mesures ici
'Quelle heure est-il, bien à peu près'

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