une ?????anti qq chose????, je ne sais plus le terme

Oxymore.
Cette obscure clarté qui tombe des étoiles (Corneille)
blancheur sombre (Hugo)
Jeune vieillard (Molière)
Silence éloquent
Clair-obscur
Aigre-doux
Génie militaire...
Si l'on en croit les cuistres, le mot est masculin. Pour ma part, j'ai tendance à considérer qu'il est transexuel (catégorie grammaticale peu connue qui mériterait une thèse

), vue que la liaison du un_ et l'absence de toute logique (le mot est neutre en grec) fait qu'on trouve les deux.
( bref hindou et extremisme , ça ne va pas ensemble, de par la "définition de l'hindouisme)

Oui... Mais nous retombons sans doute-là dans l'autre débat : si l'on s'en tient à la "définition" et aux paroles originelles, toutes les religions ne sont qu'amour et tolérance ou peu s'en faut. Malheureusement, la religion, c'est surtout ce qu'on en fait.
De toute façon, comme tu le dis très bien, le BJP est né et à crû non d'un fait religieux ou de je ne sais quelle renaissance hindoue, mais bien d'un fait politique : la corruption du Parti du Congrès et son immobilisme, à quoi il faudrait ajouter sans doute les problèmes intérieurs de l'Inde, les tensions sociologiques, sa situation économique paradoxale, etc. Toutes choses que je ne connais du reste que vaguement.
C'est pareil pour le Hamas. Avant d'être un fait religieux, c'est un fait politique. Et plus il sera politique et moins il sera religieux.
Faisons encore un parallèle (avec ce que ça suppose de prudence et de nuance bien sûr

) : à la Révolution, le catholicisme institutionnel (l'Eglise et le pouvoir papal) se sont retrouvés
de facto réactionnaires, monarchistes, anti-droit de l'homme et antidémocrates (en tant qu'institution, ce qui n'excluait une infinité de variantes et du nuances au sein de l'institution, et encore plus en-dehors). Durant tout le dix-neuvième, l'Eglise est l'ennemie des "idées nouvelles".
Dans un second temps (disons dans les année 1880), elle a "lâché" son opposition à la démocratie et aux droits de l'homme, et c'est concentré sur un combat (perdu) contre la laïcité institutionnelle.
Enfin, elle a fini non seulement par admettre la République et le nouvel état de choses en Europe, mais encore à encourager les chrétiens à s'y intégrer (les partis démocrates-chrétiens), tout en conservant son discours moral. Bref, elle a accepté les règles, et de contester dans le système, plutôt que de contester le système.
La grosse différence, c'est que l'Eglise Catholique est une institution, vieille, organisée, hiérarchisée et différente de l'Etat, même quand elle est liée à lui. Donc, elle ne s'est jamais totalement
confondue avec les partis réactionnaires du 19e (les "ultra" de la restauration), même quand elle était pleinement de leur côté. L'Islam n'ayant pas de clergé hiérarchique (l'hindouisme non plus, je crois ?), chacun peut s'en emparer et prétendre s'y confondre totalement. Mais ça ne peut qu'évoluer.
Il n'y a effectivement pas eu de guerre nucléaire avec le Pakistan et bien au contraire le premier rapprochement réel avec le frère ennemi ( allez on se met à rêver pour les israeliens et les palestiniens...)
Il y a parfois des paradoxes. Voyez Sharon, désormais hors-jeu. Nous l'avons beaucoup détesté (et à juste titre....), il est même la cause immédiate de la seconde intifada, mais finalement c'est lui qui a fichu un gros coup de pied dans la fourmilière de la droite nationaliste israëlienne et qui a imposé le retrait de la bande de Gaza et surtout sa décolonisation. Retrait unilatéral, insuffisant, insatisfaisant même, mais qui au moins a fait avancer le schmilblick : désormais une notable partie (pas l'autre...) de l'opinion israëlienne "de droite" semble admettre l'idée que la décolonisation, si douloureuse soit-elle, sera nécessaire (mutatis mutandis, c'est un peu la situation de la France, de l'Algérie et de notre droite parlementaire au moment du retour au pouvoir du Général).
Tant que le Hamas était dans l'opposition, il pouvait jouer de la rue contre le fatah et le processus de paix.

C'est en grande partie lui qui l'a tué, avec l'extrême-droite israëlienne (on trouve toujours beaucoup d'alliés "objectifs" dans la connerie). Maintenant, il a le dos au mur. Si c'est lui qui fait la paix, ou qui du moins débloque la situation et fait accepter les points les plus litigieux (notamment la question du "droit au retour" et la reconnaissance des frontières "d'Oslo"), elle sera incontestable, ou très difficilement : il est trop bien organisé et trop populaire pour être réellement "dépassé" par plus extrêmiste que lui - ceux qui voudront le contester seront aussi impuissants que ne l'a été l'OAS.
S'il ne fait rien, ça ne peut de toute façon pas être pire, et le fatah reviendra au pouvoir avec une légitimité retrouvée.
Espérons que je ne sois pas trop optimiste

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La plupart des occasions des troubles du monde sont grammairiennes (Montaigne, II.12)