Sisyphe wrote:Sans doute, si j'étais de la famille des victime (mais qui de facto est aussi sa famille), je serais rassuré de le savoir enfermé. Seulement je connais un peu les hôpitaux psychiâtriques (comme visiteur) : c'est l'enfer. Je ne crois pas qu'on puisse guérir de quoi que ce soit dans ces institutions dans leur état actuel. C'est un scandale assez peu visible, parce que ça n'intéresse personne.
D'accord avec toi pour le fait que les hp c'est pas jojo, cependant oui on peut guérir de beaucoup de choses dans ces institutions et il ne faut pas en faire un tableau trop horrible: c'est souvent une chose nécessaire que de séjourner en hp et c'est déjà bien difficile pour une famille que de voir quelqu'un des leurs y séjourner et de prendre la décision d'une "hospitalisation d'office" (qui s'appelle "internement volontaire" ou quelque chose du genre) pour ne pas leur donner en plus une culpabilisation supplémentaire (heureusement comme pour tous les hopitaux il y a le pire et le meilleur.... Et le meilleur nécessite souvent qu'on délie la bourse fortement...)
Sisyphe wrote:
Et puis, l'hospitalisation d'office, c'est une de ces charmants non-droits de la legislation française. On sait qui le décide, on ne sait pas qui peut y mettre fin. Il n'y a pour ainsi dire pas de recours, etc.
Attention! C'est le contraire qui arrive aujourd'hui: pour faire hospitaliser quelqu'un contre son gré, chose nécessaire dans le cas par exemple d'une schizophrénie, où le malade dit "c'est vous qui etes malades, pas moi", il faut lancer obligatoirement une procédure d'urgence (on ne peut pas aller avec cette personne à l'hopital (avec avis d'un psy ou truc du genre) en disant :" mon fils ne va pas bien" par exemple, ou fifils peut sortir cinq minutes après en disant "tout va pour le mieux". Cette procédure est lourde: elle se fait sur l'avis du médecin par l'envoi d'une ambulance dans laquelle un psy est présent et qui constate la crise (oui mais bon de là à attendre que la personne tue dix personnes, c'est pas génial) puis ils l'emmènent à l'hopital.
Comme il y a bien peu de place dans les hopitaux généralement la personne sort bien vite, parfois trop vite, après une semaine ou quinze jours.
excuse moi Sisyphe ça fait trois réponses où je critique ce que tu dis en une journée, t'en fais pas je serai de ton coté la prochaine fois, de toute façon tu sais bien que je t'adore!