Ah les "four minutes..." !
Je ne sais pas ce qu'il est en des droits d'auteur, par contre, un copain de l'option art au lycée m'avait montré la partition* ! Si ! C'était quatre ou cinq pages de portées musicales, effectivement pleines de silences (petits carrés sous la quatrième ligne). Je ne me souviens pas si c'était du binaire ou du ternaire...
[*en fait c'était au sein d'une partition d'oeuvres variées ; ils allaient quand même pas jusqu'à vendre une partoche vide]
Ca nous faisait délirer... De tant à autre, à la cantine ou en perm', quelqu'un disait doctement "messieurs, je nous propose d'exécuter à l'instant l'oeuvre majeure de John Cage". Mais on n'a jamais tenu quatre minutes trente, on se marrait avant.
J'ai également eu le privilège incroyable de ne pas voir "l'oeuvre qui existe et qui ne se voit pas" au Museum für Gegenwarts à Bâle (y'avait le socle, enfin l'emplacement). Et je dois avois que depuis que je ne l'ai pas vue, je porte un autre regard sur l'art...
J'ai également vu le "carré blanc sur fond noir" de Malévitch, à la fondation Giannada, qui est très... carré. Je rêve de voir le carré
blanc sur fond blanc, mais je crois qu'il est au Met' à New York.

Allez, arrêtons de nous moquer de l'art morderne, c'est pas bien. A ce sujet, je conseille à tous de lire ou mieux de voir la pièce de Yasmina Reza "Art", ou comment trois vieux amis en viennent à se haïr à propos d'une oeuvre blanche sur fond blanc.