Latcho dives ! Quelle route pour les tziganes en Europe ?
- Bernadette
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Quand un gadje parle de nomade il désigne une façon de vivre d'où la sédentarité est absente, non ?
Ce qui est différent le reste, dieu merci.
Qu'ensuite viennent s'y attacher toute la sottise du monde parce que cette différence n'est pas acceptée ... c'est une longue et odieuse histoire.
Tu n'es pas comme moi, source de découvertes...
Pourquoi le taire ?
Quant à la nature de ces découvertes, chemin faisant, elle enchante ou non.
Les chemin des découvertes ? Le hasard, l'herbe tendre, la curiosité et tellement d'autres.
Ce qui est différent le reste, dieu merci.
Qu'ensuite viennent s'y attacher toute la sottise du monde parce que cette différence n'est pas acceptée ... c'est une longue et odieuse histoire.
Tu n'es pas comme moi, source de découvertes...
Pourquoi le taire ?
Quant à la nature de ces découvertes, chemin faisant, elle enchante ou non.
Les chemin des découvertes ? Le hasard, l'herbe tendre, la curiosité et tellement d'autres.
'Quelle heure est-il, bien à peu près'
Je comprends ce que Ann veut dire, quand on désigne quelqu'un par un nom, non pas en fonction de la communauté à laquelle il appartient, mais parce qu'il n'appartient pas à une certaine communauté, ce n'est pas la même chose. Moi par exemple ici je suis "falang", étranger. Ca veut dire blanc et non Thai. Ca ne me dérange pas plus que ça, mais quand on définit quelqu'un par un terme de non-appartenance au lieu d'un terme d'appartenance, c'est davantage un signe de fermeture qu'un signe d'ouverture. Et la société thai est effectivement très fermée, à certains niveaux. J'accepte ce mot parce que je vis ici, je suis donc falang, mais je ne me sens évidemment ni gadje ni goy, par exemple, n'ayant aucun rapport avec ces communautés. Et acceptés ou pas, tous ces termes restent pour moi des termes de fermeture, c'est nous d'abord, nous contre le monde entier qui nous veut du mal (tt ces foutu gadje, dixit). Et plus on s'enferme, plus on sera victime de discrimination, et ainsi de suite. Donc affirmer son identité c'est une chose, mais si c'est pour vivre replié et en conflit avec les autres, autant aller jusqu'au bout de la logique et s'isoler comme le font les Amish aux US. Ce n'est évidemment pas ce que je souhaite aux Tsiganes !!
Last edited by Beaumont on 08 Mar 2004 19:00, edited 1 time in total.
Time is an illusion. Lunchtime doubly so.
- Bernadette
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J'entends bien ton point de vue Beaumont, mais je ne le partage pas.
Pour moi il s'agit de définir, de nommer. Et l'on se définit toujours par rapport à un groupe, une préférence.
C'est l'usage qui est fait du mot, ou les sentiments que l'on y attache qui peut être terrible... ou fort tendre.
J'aimais déjà les étrangères quand j'étais un petit enfant
Aragon, magnifiquement chanté par Léo Ferré
Pour moi il s'agit de définir, de nommer. Et l'on se définit toujours par rapport à un groupe, une préférence.
C'est l'usage qui est fait du mot, ou les sentiments que l'on y attache qui peut être terrible... ou fort tendre.
J'aimais déjà les étrangères quand j'étais un petit enfant
Aragon, magnifiquement chanté par Léo Ferré
'Quelle heure est-il, bien à peu près'
il est bon de nommer les différences et de les conserver mais pas un contre les autres... Je citerai donc Danielle Trudeau, pour illustrer un problème qui touche d'autres peuples que les tziganes, ici les Québécois:
"Je pense que si nous nous isolons, ce n’est pas par fierté, ni par honte de ce que nous sommes. Dans la confrontation avec l’autre, ce que nous craignons, ne serait-ce pas de découvrir qu’il est profondément le même, et que les différences se situent dorénavant à un niveau superficiel ? Qu’il est temps de prendre la mesure exacte de notre ‘spécificité’ culturelle, en laissant tomber la vieille croyance d’être un peuple survivant, croyance qui nous achemine doucement vers le folklore ? Mais nous préférons tourner en rond dans notre cage made in USA, alors que seule la comparaison avec l’autre pourrait nous permettre de développer notre ‘spécificité’" (dans Léandre et son péché)
"Je pense que si nous nous isolons, ce n’est pas par fierté, ni par honte de ce que nous sommes. Dans la confrontation avec l’autre, ce que nous craignons, ne serait-ce pas de découvrir qu’il est profondément le même, et que les différences se situent dorénavant à un niveau superficiel ? Qu’il est temps de prendre la mesure exacte de notre ‘spécificité’ culturelle, en laissant tomber la vieille croyance d’être un peuple survivant, croyance qui nous achemine doucement vers le folklore ? Mais nous préférons tourner en rond dans notre cage made in USA, alors que seule la comparaison avec l’autre pourrait nous permettre de développer notre ‘spécificité’" (dans Léandre et son péché)
Pile ou face?
Oui, mais quand on définit l'autre simplement comme celui qui n'appartient pas à sa propre communauté, c'est un peu différent. Les communautés qui ont un mot de ce genre sont des communautés où les liens sont particulièrement forts, et de là à être ligués contre tout ce qui n'appartient pas à cette communauté, la marge est faible. Mais je suis tout à fait d'accord avec toi sur le fait que c'est l'usage qui importe et non le mot, d'ailleurs je ne récuse pas ces mots et je me définis même aussi par l'un d'entre eux, puisque je suis devenu "falang", comme je le disais. Mais je trouve que c'est quand même un terme un peu réducteur, parce que les Thai vont te dire sans sourciller "les falangs sont comme ci" ou "les falangs ... je ne sais quoi". Pour eux ça crée une identité, mais qui à mes yeux n'existe pas (et pour cause), et ça dénote une méconnaissance de l'autre.Bernadette wrote:J'entends bien ton point de vue Beaumont, mais je ne le partage pas.
Pour moi il s'agit de définir, de nommer. Et l'on se définit toujours par rapport à un groupe, une préférence.
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Merci Beaumont d'avoir si bien développé ton point de vue.
Oui, les brav's gens n'aiment pas que ...
Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
(Georges Brassens, La mauvaise réputation)

Oui, les brav's gens n'aiment pas que ...
Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
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'Quelle heure est-il, bien à peu près'
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Sur ce point, je suis d'accord avec toi Ann.ann wrote: On fait de grands discours sur les pauvres petits chinois qui bossent à 7 ou 8 ans pour construire des souliers Nike, mais moi je ne supporte pas de voir les petits tziganes d'ici toute la journée dans la rue (et jamais dans les écoles, ça dépendra peut-etre des quartiers, il y en a peut-etre qui vont à l'école mais dans le notre non) - spécialité vol de sacs à main, ou à l'étalage, jouer de la musique dans les métros, faire la manche avec maman, j'avoue que je n'ai jamais vu ça en France à une si grande échelle. J'entends les gens qui parlent mal des tziganes en disant que c'est des bons à rien, et je dis à ces gens "s'ils ne vont pas à l'école, ont-ils la possibilité de faire autre chose de leur vie que de piquer ou de faire la manche?" mais les autorités n'ont pas l'air de s'inquiéter pour ça et les gens continuent de s'amadouer pour les enfants qui font la manche, et de leur donner du fric, alors qu'ils s'amadouent beaucoup moins pour un homme ou une femme... Moi je me refuse à donner à des enfants, leur place c'est à l'école et à jouer avec les autres enfants, pas au travail!
TOUS les enfants ont droit à l'instruction (c'est écrit dans la déclaration des droits de l'enfant), le travail des enfants est interdit en France.
Yo tengo tantos hermanos
Que no los puedo contar
Y una hermana muy hermosa
Que se llama libertad
(Mercedes Sosa)
Que no los puedo contar
Y una hermana muy hermosa
Que se llama libertad
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en reponse a Beaumont, je voulais te dire que nous on a toujours appelle les gadje , gadje. on ne les a jms appele les etranger comme pour toi en thailande! cest dc comme cela tu nentendra jms les tziganes parler detranger qd ils parlent des gadje car ca a tjs ete comme a! est ce que tu comprend ce que je veus dire?
Quand tu te lèves le matin, remercie pour la lumière du jour, la nourriture et le bonheur de vivre. Si tu ne vois pas de raison de remercier, la faute repose en toi-même.
Tecumseh, chef shawni
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de meme que falang est un appelatif pour dire "l'étranger" "l'Autre" ou "celui qui n'est pas Thai" comme on voudra le traduire, "gadje" veut dire "l'étranger" ou "l'Autre" ou "celui qui n'est pas tzigane" pour vous, peu importe la traduction littérale
(nb: gaggio qui se prononce "gadgyo" en italien ça veut dire "l'imbécile", celui qui se fait avoir, je ne sais pas si étymologiquement ils ont à voir...)
(nb: gaggio qui se prononce "gadgyo" en italien ça veut dire "l'imbécile", celui qui se fait avoir, je ne sais pas si étymologiquement ils ont à voir...)
Pile ou face?
completement rien a voir! jai limpression que tu cherche a me faire dire que lon vous prend pour des imbeciles ou que lon vous traitent mal, par la facon dont lon vous appelle! (au passage cest qui les qui les plus maltraite des peuples en europe, les tziganes ou gadjes?)
en un sens je suis un peu contente de voir que tu accepte enfin le fait que cest comme ca te pas autrement!
en un sens je suis un peu contente de voir que tu accepte enfin le fait que cest comme ca te pas autrement!
Quand tu te lèves le matin, remercie pour la lumière du jour, la nourriture et le bonheur de vivre. Si tu ne vois pas de raison de remercier, la faute repose en toi-même.
Tecumseh, chef shawni
Tecumseh, chef shawni
Non Leelou, je n'ai rien contre les Tziganes, je suis simplement en rogne quand je vois des gamins qui font la manche dans la rue, qu'ils soient tziganes ou de quelque nationalité que ce soit mais malheureusement ici ils sont en très grand nombre des tziganes et je ne suis pas en rogne contre eux parce que justement c'est des enfants mais contre leurs parents, et contre la police qui ne fait pas son boulot, qui devrait obliger les parents à les y envoyer. J'ai découvert ce soir ce que voulait dire gaggio en Italien, et j'ai trouvé ça drole.
Et comme je l'ai déjà dit je n'aime pas qu'on me considère comme l'Autre, puisque je ne me sens l'Autre de personne, différente surement mais aussi semblable, et c'est ainsi que la tolérance et l'amitié peut exister entre des personnes qui sont différentes.
Et comme je l'ai déjà dit je n'aime pas qu'on me considère comme l'Autre, puisque je ne me sens l'Autre de personne, différente surement mais aussi semblable, et c'est ainsi que la tolérance et l'amitié peut exister entre des personnes qui sont différentes.
Pile ou face?